Dimanche des rameaux – le soleil est au rendez-vous dès le matin lorsque je pars de Salzbourg en direction de l’hôtel Taubers Unterwirt dans le Tyrol du Sud.
Petite pause sur l’autoroute après le col du Brenner pour prendre un bon cappuccino italien – certes dans une station-service mais le goût du café et le sourire du serveur ont tout de l’Italie !

Une fois quittée l’autoroute, la voiture de location monte sans problèmes la route pittoresque mais assez raide au milieu des vignobles d’où la vue est superbe.

Quel bonheur ensuite d’arriver à l’hôtel où Katia à la réception me fait un accueil tant chaleureux que je me sens tout de suite chez moi. Elle me fournit des explications sur l’hôtel et le séjour, me donne des conseils de visites et le check-in s’est fait sans que je m’en rende compte. Par la suite, peu importe à quel moment je passe à la réception, Katia a toujours le sourire et du temps pour échanger quelques mots.

Une fois dans ma chambre, une petite assiette avec des pommes de la région me souhaite une bienvenue vitaminée. Je défais ma valise et regrette ne pas pouvoir rester une semaine tant il y a d’armoires et de tiroirs. Le joli grand bureau invite à s’installer pour écrire par exemple des cartes postales. Dans la salle de bains, je me réjouis de trouver une petite fenêtre et beaucoup de place autour du lavabo. Cependant je n’ai pas beaucoup de temps pour profiter de cette jolie chambre spacieuse et lumineuse. Sur les conseils de Katia j’irai visiter le château de Feldthurns à côté de l’hôtel (visite gratuite avec la carte « Klausen card alps & wine » remise à chaque hôte en arrivant), mais d’abord je voudrais déjeuner. Au restaurant, c’est le dernier jour de la semaine de spécialités de la vallée d’Isarco et je déguste donc le « Eisacktaler tris » – une sorte de Knödel avec du fromage et des épinards.

Ainsi sustentée, je me rends au château. Le guide sait intéresser le seul enfant de cette visite en lui prêtant son énorme trousseau de clés. Ce château était construit pour les archevêques de Bressanone entre autres comme résidence d’été et certaines salles me font penser à la forteresse de Salzbourg.

De retour à l’hôtel, je déguste d’abord un délicieux gâteau du buffet avant de me rendre au spa qui est quasiment désert à cette heure-ci. Je m’installe d’abord à côté de la piscine mais change vite de place car les transats de la salle de repos attenant aux saunas sont bien plus cosy encore. Quelques petites brasses et un petit tour au sauna après, je remonte dans ma chambre en admirant une nouvelle fois les très jolies lampes murales dans les couloirs. Ces (petites) lampes ont été dessinées par l’épouse de Monsieur Tauber et ensuite fabriquées par des artisans régionaux. Elles représentent des motifs du « Keschtnweg », sentier de randonnée bordé de châtaigniers, qui prend son départ à côté de l’hôtel.

La soirée de dimanche commence par un apéritif de bienvenue avec Monsieur Tauber senior et son épouse. Parfaitement bilingue allemand et italien, Monsieur Tauber change entre ces deux langues avec une rapidité extrême et présente avec beaucoup d’humour et de bonne humeur le programme pour les journées à venir tout en nous invitant à remplir nos verres de nouveau et de déguster les amuse-bouches.

Le dîner est aussi excellent que le déjeuner, les vins de la région méritent vraiment d’être dégustés et, en somme, le tout est un vrai régal culinaire.
Messieurs Tauber père et fils sont présents au restaurant, que ce soit pour servir eux-mêmes ou pour s’assurer à chaque table que tout le monde est content et pour échanger quelques mots.
Le petit déjeuner – toujours mon repas favoris dans un hôtel – continue à me combler avec la possibilité de me préparer moi-même mon jus de légumes ou mon jus d’orange et j’ai grandement apprécié le choix de pains complets et aux céréales – et pourtant en Autriche, nous sommes plus que gâtés et donc assez difficiles à satisfaire à ce niveau.

Lundi est consacré à la visite des environs : le matin, je prends – gratuitement avec la carte Klausen Card – le bus public à côte de l’hôtel pour aller à Bressanone : ne regardez pas dehors si vous êtes assis à la fenêtre et sujet aux vertiges – à certains passages de la route le versant est très raide. Promenade à Bressanone, dans le centre-ville, détour au marché hebdomadaire, le tour est rapidement fait et je décide de prendre le train pour aller à Chiusa. Dans un mélange d’italien et d’allemand, deux dames d’un certain âge m’expliquent quel bus prendre pour aller à la gare. Une fois dans le bus, les discussions sur où descendre continuent – maintenant seulement en italien –, tout le monde y participe et pour moi l’Autrichienne, c’est comme me trouver au cœur de l’Italie.

Du train, on peut bien apercevoir l’abbaye de Säben perché sur un rocher – quelle vue sublime – j’apprends un peu plus tard que l’hôtel Taubers organise parfois des randonnées guidées depuis l’hôtel vers Säben.

Chiusa est une petite ville pittoresque un peu endormie aux heures du repas de midi et je ne m’y attarde donc pas longtemps. Retour à l’hôtel en bus et l’après-midi se termine à la piscine.

Trop vite arrive mardi matin et le départ. Le check-out est aussi rapide et efficace que le check-in et me voilà dans la voiture sur la route du retour.
Pour faire durer encore ce moment de ralentissement que j’ai pu vivre deux jours durant lors de mon séjour au Taubers, je décide de prendre la Nationale et non l’autoroute et passe ainsi à travers des jolis villages avant mon dernier arrêt dans le Tyrol du Sud à Vipiteno pour un dernier cappuccino italien et un peu de shopping : magasins de mode, petites épiceries avec spécialités régionales, et même un magasin de jouets vendant des Lego qui s’achètent en Autriche ou en Allemagne uniquement dans des magasins Lego mêmes.

Blog écrit par Maria, conseillère vacances d’Autriche pro France depuis bientôt 10 ans et ravie d’allier son métier avec sa passion de voyages pour vous donner le plus souvent possible des informations de première main !

Photos : © Hotel Taubers Unterwirt

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