Le parc naturel de la vallée Lechtal – ou l’un des derniers grands paysages de rivières sauvages d’Europe…

© Natalie Lantos

Voilà longtemps que je rêvais d’y aller, fascinée que j’étais par cette partie du Tyrol. La force de cette région, c’est ce flot qui la traverse et à qui elle doit son nom : la Lech. Certes encore relativement peu connue, la vallée de la Lech gagne en popularité depuis quelques années, particulièrement depuis l’ouverture du Lechweg – ou chemin de la Lech – entre-temps élu 2e plus beau chemin de randonnée d’Autriche. Oui, rien que ça ! Il prend sa source là où la rivière prend la sienne : au départ du lac Formarinsee, à Warth – dans la province du Vorarlberg. Il se prolonge ensuite à travers le Tyrol, pour finir quelque 125 km plus tard dans la ville de Füssen, en Allemagne. Pour ceux qui souhaitent le parcourir de bout en bout : il faut compter entre 6 et 8 jours de marche et il est possible de réserver à l’avance un service de transport pour ses bagages et bien sûr aussi l’hébergement pour chacune de ses nuitées. Bien pratique ! Toutefois, nous avons décidé de découvrir la rivière d’une autre façon, et comme il s’agit là de notre dernière journée, j’y reviendrai plus tard.

***
Mais avant de laisser le fil de mes souvenirs poursuivre sur sa lancée, mes pensées se tournent vers notre maison membre, l’hôtel Post Steeg, qui nous a permis, à ma fille et à moi-même, d’exaucer ce vœu et de passer trois jours merveilleux…
À eux, famille Obwegeser et toute son équipe, MERCI !
***

Dès notre arrivée dans la vallée Lechtal, une pause était de mise : juste un instant, le temps de savourer à sa juste mesure un thermomètre à 24 °C et laisser loin derrière nous le souvenir douloureux de Salzbourg sous 37°C. ENFIN des températures raisonnables et agréables en cette vague de chaleur qui s’abattait sur toute l’Europe. Et c’est ainsi que nous est venue l’idée d’une randonnée dans la fraîcheur de l’altitude le lendemain.

Mme Obwegeser, notre maîtresse de maison, nous conseilla l’alpage Kaisers, accessible en une heure environ depuis le départ du sentier. Visiblement beaucoup trop facile et trop peu sportif aux yeux de mon enfant, nous avons décidé de poursuivre directement après jusqu’au refuge Kaiserjochhaus, situé à 2.300 m. De là-haut, nous avions alors une vue plongeante sur la vallée tyrolienne du Stanzertal et pouvions apercevoir au loin le glacier Hoher Riffler. En revanche, cela signifiait également 1h30 de montée raide supplémentaire, soit près de 5h de marche aller-retour ! Quelle randonnée, quels panoramas, quels Kaiserschmarrn ! Cela valait donc bien toute la fatigue du monde ; ce souvenir ne nous quittera pas et je le recommande à tous les alpinistes !
Kaiserschmarrn, Randonnée, Vallée Lechtal En route pour le refuge Kaiserjochhaus © Natalie Lantos

Bon, je ne vous mentirai pas : étant deux randonneuses peu aguerries, les courbatures le lendemain étaient là pour nous rappeler au bon souvenir de cette marche. Nous décidions donc de profiter des agréments de la Lechtal Aktiv Card et de l’accès aux remontées mécaniques qu’elle comprend. Avec le télésiège Jöchelspitzbahn, nous sommes montées à un rythme agréable et avons pu intercepter à presque 1.800 m d’altitude un court chemin de randonnée le long du sentier botanique et du musée Bergheu. Dans l’après-midi, nous avons traversé le célèbre pont suspendu de Holzgau, survolant à plus de 100 m de haut et sur 200 m de long les gorges de la vallée Höhenbachtal – accessible gratuitement, mais à éviter si vous souffrez de vertige ! De là, je recommande le chemin de promenade menant au Café Uta, une ancienne auberge située près du ruisseau. Un véritable paradis de baignade et de jeu, idéal pour les familles. Sur le chemin de retour au parking, longeant le ruisseau à travers le bois, les poussettes avaient d’ailleurs toute la place qu’il leur fallait.

***

De retour à l’hôtel, une surprise de taille nous attendait. Et je ne parle pas du succulent dîner servi sur la terrasse, mais de l’espace « Lechquell » ! Situé au tout dernier étage, il a été aménagé il n’y a que quelques années de cela. Sitôt entré dans le Panorama-Spa, puis dans la salle de repos avec vue sur la nature environnante, sitôt happé par la douce atmosphère sur fond de musique relaxante, on sent les épaules se relâcher d’elles-mêmes de quelques centimètres… Détente immédiate ! Chaque détail dans sa conception et son aménagement a été pensé consciencieusement. Bien-être garanti ! Si la cuisine n’était pas si bonne, nous y serions certainement encore !Hotel Post Steeg salle de detente © Natalie Lantos

Dernier jour – Je voulais donc faire ma propre expérience de la rivière Lech et sus convaincre ma fille de me suivre pour une demi-journée de tour en Canadien. Qu’est-ce donc ? Un bateau, pardi ! Un bateau pneumatique dans lequel 2 à 3 personnes en position agenouillée pagaient et manœuvrent sur les eaux entraînantes de la rivière. Entre la puissance des montagnes qui nous entourent et le joyeux mouvement des flots qui nous emporte, l’énergie que l’on reçoit est double ! Une expérience pour petits et grands que je recommande donc vivement !

***

À nos hôtes :
Une fois encore merci ! Mais aussi bravo, pour ce sens de l’hospitalité et pour cette maison aménagée avec tant de goût. J’eus l’occasion au cours de mon séjour de visiter différentes catégories de chambres et ne pus que constater qu’elles étaient toutes plus jolies les unes que les autres. Le Post Steeg est à l’image de ce que je nomme la « modernité à la tyrolienne », une décoration d’intérieur à la fois tendance et authentique, dotée du plus grand confort qui soit et empreinte d’une atmosphère naturelle, conviviale et détendue.

À nos lecteurs :
Si jamais à travers ses quelques lignes j’ai su vous donner l’envie de découvrir par vous-même la vallée Lechtal et ses beautés, alors je vous souhaite un merveilleux voyage et tout autant de plaisir que nous, si ce n’est plus encore !

Impression-Randonee-Vallee-Lechtal(c)Natalie-Lantos

Retrouvez toutes les différentes régions et vallées du Tyrol sur le site de notre partenaire, l’office de tourisme du Tyrol www.fr.tyrol.com.

Texte et photos : Natalie Lantos | Traduction et mise en page : Emmanuelle Bouzigon

Facebook
Google+
https://blog.autriche.com/2018/09/01/voyage-dans-la-vallee-lechtal/
Twitter
Pinterest